RETOUR EN REGIE DE L’EAU POTABLE A LYON

eau bien commun lyon

UNE NOUVELLE PERIODE S’OUVRE A LYON

POUR UNE GESTION PUBLIQUE, CITOYENNE, ECOLOGIQUE ET SOCIALE DE CE BIEN COMMUN …

 

Le Collectif Eau Bien Commun Lyon-Métropole se réjouit du vote à la Métropole de Lyon le 14 décembre actant la décision de prendre en charge la gestion de l’eau potable en régie publique à la fin du contrat de délégation à VEOLIA fin 2022.

Pour tous ceux et celles qui agissaient sans relâche depuis des années pour que l’eau de la Métropole soit traitée comme un bien public et pas une marchandise, cette décision est historique. Comme nous nous battions pour une gestion publique et citoyenne de l’eau, nous apprécions particulièrement que la forme de régie choisie (une régie à personnalité morale et autonomie financière) soit celle qui permette d’associer le plus les usagers à la gestion.

Pour historique qu’elle soit, cette décision ne clôt pas notre action, elle nous permet d’entrer dans une nouvelle phase où nous pourrons travailler sur un certain nombre de questions pendant les 2 ans qui nous séparent de l’entrée en fonction opérationnelle de la nouvelle régie :

  • Sur les questions de protection de la ressource et de la biodiversité. Avec le changement climatique, la pérennité de la seule nappe de Crépieux-Charmy qui assure la quasi-totalité de notre alimentation en eau risque d’être fragilisée. Un travail important est à faire sur les captages secondaires qui pourront assurer des compléments d’approvisionnement, captages qui ne sont pas aujourd’hui en état d’assurer toute la qualité nécessaire (nous agissons par exemple actuellement sur la protection de la nappe de la Rubina à Décines, mise en danger par des forages et déversements illégaux).
  • Sur les questions du droit à l’eau et de la tarification. Il nous faut tout à la fois rendre ce droit effectif en introduisant la gratuité des premiers m3 nécessaires à tous pour une vie digne, et combattre les mésusages et gaspillages de l’eau par une tarification progressive.
  • Sur les questions autour de la participation citoyenne à la gestion de ce bien commun essentiel. Cela concerne la participation des associations directement intéressées, mais cela nécessite plus largement d’inventer des dispositifs permettant de toucher le maximum d’usagers.
décembre 11, 2020

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