Eau et Climat

Paradoxalement, pour l’eau, le changement climatique pose la question du « trop » et du « pas assez ».

Climat, inondation et érosion
Climat, sécheresse, pénurie d’eau

Les pluies du changement climatique sont à la fois plus rares et plus violentes.
Hormis quelques écosystèmes encore en activité, l’occupation des sols à l’heure actuelle présente majoritairement une morphologie inadaptée à ce type de précipitations.
Ces pluies brutales s’abattent sur des terrains qui sont soit imperméabilisés, soit dégradés et fragilisés.
Les terres imperméabilisées par le béton gris des villes et le béton vert de l’agriculture intensive ne permettent plus à la pluie de s’infiltrer localement, là où elle tombe. Les systèmes d’égouts, de canalisations et de fossés, dans les villes comme dans les champs, rejettent l’eau le plus loin et le plus vite possible.
Ces rejets massifs, en plus de se concentrer et de provoquer en aval des inondations dramatiques, ne permettent pas de recharger les sols en humidité et les nappes phréatiques en eau.
Les captages, les sources, les ruisseaux s’assèchent… L’attente entre les pluies est plus longue… Les températures sont plus élevées… Les besoins augmentent… Et quand la pluie arrive, elle ne fait que passer, violemment, sur des terrains imperméables ou secs et durcis, provoquant des dégâts de plus en plus fréquents d’érosion et d’inondation.

Il est urgent de dé-bétonner les villes et d’y aménager des zones capables d’absorber et de restituer l’humidité.
Tout comme il est urgent de dé-bétonner les campagnes des sols stérilisés et compactés de l’agriculture intensive.
Le Génie Végétal, Biologique et Ecologique, en utilisant les fonctions naturelles des écosystèmes, offre des solutions efficaces pour redonner aux territoires leurs capacités à résister et à s’adapter aux conditions extrêmes du changement climatique.

Nous allons cependant plus loin, en reconnaissant à la mauvaise gestion de l’eau un rôle direct en tant que cause du changement climatique.
La rupture des petits cycles de l’eau, associée à un effet de serre aggravé par les activités humaines et les énergies fossiles, alimente la dynamique du réchauffement climatique.

Extrait de la Charte
LES PETITS CYCLES DE L’EAU AU COEUR DU CHANGEMENT CLIMATIQUE

Les diagnostics à 30 et 50 ans montrent que le réchauffement climatique aura des effets évidents sur la ressource en eau, sa raréfaction et la baisse de sa qualité. Nous affirmons que la dégradation de l’eau et des sols est au coeur de la problématique climatique, non pas seulement comme conséquence mais en tant que cause directe, en synergie avec l’effet de serre.
Grâce à la végétation et l’évapotranspiration continentale, les petits cycles de l’eau maintenaient jusqu’à présent l’équilibre hydrique et thermique de notre planète. Mais la modification de la surface du globe et la destruction du couvert végétal originel ont atteint un point critique.
Nous pouvons cependant restaurer la stabilité climatique, localement et globalement, par des techniques simples et efficaces, tout en luttant contre l’effet de serre issu des énergies fossiles, et en collaborant à une transition énergétique, urgente et indispensable.

Cette résilience climatique, qui passe par une restauration écologiques des territoires et des petits cycles de l’eau, nécessite une remise en question des pratiques de l’agriculture intensive et des industries, principales causes du gaspillage et de la contamination de l’eau, ainsi que de l’accaparement et de la destruction des sols.

Mots clefs des articles  : foncier, urbanisme, quelle place pour l’eau dans la ville ? respect du grand cycle de l’eau, raréfaction des pluies ?, de la terre ?, perméabilisation des sols, zones humides,
espaces verts et forêts, cours d’eau, eaux de ruissellement et eaux pluviales, PLU/SCOT …
adaptation aux changements climatiques (îlots de chaleur en ville).